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Créer son Storyboard "immergé" en VR – Part 01

Dans la foulée de l’avant dernier article « Comment les logiciels modifient notre façon d’écrire », je vous propose d’aller fouiller un peu plus loin et de vous décrire plus précisément ces logiciels qui vont modifier nos habitudes.

Nous allons parler de logiciels de création graphique. Mais pourquoi des logiciels graphiques changeraient-ils nos comportements au sein du processus narratif ?

Tout d’abord, et d’une façon globale, le graphisme touche toujours de près ou de loin les auteurs. Cela commence par les images que l’on a en tête, qui nous poussent à avoir une impulsion créative et écrire. Puis, viennent les « gribouillis » d’enfants que l’on griffonne sur une serviette en papier ou, si l’on est plus doué, nous poserons les fondations nos idées en dessinant de splendides croquis.

C’est à ce moment que l’on arrive aux portes du storyboard, un outil ô combien utile spécialement dans le cas d’écritures immersives, si couteuses à la réalisation.

J’ai vu beaucoup de storyboards de films à 360° et les différentes idées et options choisies par les auteurs. Chacun a fait des choix très créatifs afin de pouvoir anticiper le tournage. Certains dessinent des vignettes sous la forme de la vidéo « équirectangulaire », soit la sphère 360° dépliée. D’autres préfèrent dessiner plusieurs vignettes représentant seulement les angles des objectifs de la caméra 360 où se déroule une(des) action(s).

C’est dans ce cas précis que nous aurions besoin de logiciels graphiques simples, dans lesquels on pourrait dessiner simplement nos scènes, mais, c’est essentiel, directement en immersion dans un espace en 3 dimensions avec notre casque VR sur le nez ! Et bien ce n’est plus de la science-fiction depuis environs 2 ans… Et pourtant peu d’auteurs s’y intéressent !

Le storyboard en VR, quel logiciel, quel matériel ?

Le matériel, soyons clair, est limité aux casques qui ont deux contrôleurs (mains droite et gauche) et pour lesquels les logiciels dont je vous parle, ont été développés. Cela nous limite à l’Oculus Rift (bientôt le Quest), le HTC Vive et pour certain softs, aux casques Windows Mixed Reality (Asus et Dell, non testés).

Au sujet des logiciels, dans le désordre nous avons Tiltbrush, Quill, Tvori (avant tout un soft d’animation), ou Blocks (gratuit). Aucun n’est fait spécialement pour le storyboard mais tous peuvent être détournés afin de storyboarder nos expériences immersives. De plus, certain nous permettent d’exporter les scènes sous forme de vidéo 360 et de faire un prémontage VR. Pour que vous puissiez vous faire une idée et trouver chaussure à votre pied, je vous propose de détailler ces softs dans l’objectif de préparer vos plans à 360°, donc, du storyboarding en VR.

Tiltbrush

Commençons par le plus connu et le plus « graphique » dont l’éditeur est… Google ! Tiltbrush nous permet, comme tous les logiciels présentés dans cet article, de peindre en 3D dans un espace à 360°.

Si l’on peint, c’est que l’on a à disposition de nombreuses « formes » de pinceaux. Tiltbrush nous propose 3 familles de pinceaux :

  • Les pinceaux plats qui vont vous permettre de peindre des « rubans » aux textures variées (peinture à l’huile, marqueurs, taches, ruban papier…)

  • Les pinceaux 3D :

Hull, une sorte de maillage 3D permettant de sculpter en quelques secondes des rochers, cristaux/verre, murs, pyramides…

Des pinceaux 3D aux formes de sections cylindriques, carrés, de corolle, etc.

  • Les pinceaux FX :

Ils sont animés et reproduisent des effets de particules comme du brouillard, des bulles, des arcs électriques, des comètes, des « glow-sphères », du feu. Ou ils peuvent produire des motifs plus surprenant comme des étoiles et cristaux de neige très graphiques, une succession de carrés et triangles filaires qui se « soudent » aléatoirement ou un arc-en-ciel très Disco…

Vous avez à votre disposition 48 pinceaux différents, un sélecteur de couleur, une possibilité de peindre en « miroir » et des guides 3D magnétiques sous forme de cube, sphère et capsule (gélule).

Ces outils sont accessibles avec une paire de contrôleurs (Oculus Rift ou HTC Vive). Tiltbrush propose d’autres outils moins utiles pour le storyboard que je n’énumèrerai pas.

En main droite (si vous êtes droitier) vous avez votre pinceau et un choix de 6 outils (gomme, pipette, 2 outils de sélection, verrouillage de guide, etc.). Dans la main gauche une fabuleuse palette pivotante grâce au « thumbstick » (mini-joystic). Celle-ci est modulable et vous pouvez y magnétiser les palettes supplémentaires dont vous avez fréquemment besoin. C’est sur ce contrôleur gauche que vous trouverez toutes les formes de pinceaux, le sélecteur de couleurs, les guides et options, l’export au format FBX qui vous permettra de réimporter vos dessins dans d’autres logiciels.

Les qualités et les défauts de Tiltbrush pour storyboarder

Qualités Tiltbrush nous propose de nombreux pinceaux et vous permettra de créer facilement, en plus de votre crayonné de base, des FX de particules ou des volumes (Hull) en quelques secondes. Pour ceux qui aiment ajouter une ambiance à leur storyboard, notamment pour une présentation à des producteurs ou autres financiers, ces pinceaux sont une mine créative.

Défauts

Hélas, Tiltbrush n’a pas que des qualités car en compensation de sa variété graphique, même si c’est facilement surmontable, il est légèrement complexe à aborder pour un non-graphiste. Mais surtout, il lui manque quelques outils essentiels :

  • Il ne propose pas de calques !! Un logiciel de création graphique sans calques, c’est un peu un violon sans cordes, mais bon, les développeurs Google n’ont pas l’air de s’en soucier… Il est donc très compliqué de corriger des dessins entremêlés dans l’espace 3D

  • L’export vers des logiciels tiers n’est pas complètement au point et ne propose qu’un réglage rudimentaire en ouvrant un fichier Tiltbrush.cfg dans le dossier principal du logiciel, avec un traitement de texte et en y écrivant une syntaxe proche d’un code de programmation. Pour importer les modèles dans un moteur 3D temps réel comme Unity, il faut passer par un SDK, une « boite à outils » spécifique et sous Unreal Engine c’est bien pire…

  • L’export vidéo 360° se fait à travers un fichier.bat qui se créé après avoir enregistré une vidéo flat dans Tiltbrush. Une fois la vidéo de base créée il faut lancer le .bat qui se trouve dans le dossier de la vidéo. Il vous ouvre une fenêtre cmd.exe rudimentaire qui vous offre des options d’export 360 monoscopique et stéréoscopique (et autre 4K flat…). Pfffuiiii…

Conclusion Tiltbrush n’est pas simple et les scènes qui doivent être exportés, soit en 3D (vers Unity ou Unreal), soit en vidéo 360°, adoptent un système encore peu ergonomique pour un auteur lambda. C’est fastidieux et demande deux ou trois connaissances informatiques. Par contre, la variété graphique et les formes sont au rendez-vous. Si vous faites dans le fantastique, la Sci-Fi ou l’horreur, vous pourrez créer facilement votre ambiance et même jouer sur les lumières (intensité, couleurs, position dans le ciel). Comme tous ses concurrents, il permet l’import de modèle 3D (choisissez des modèles simples pour éviter le plantage !!).

Quill

Très connu pour son utilisation sur le très beau film 360 « Dear Angelica » (gratuit sur Oculus store), Quill possède moins de variété de pinceaux que Tiltbrush mais compense par d’autres qualités.

Il nous propose deux types de pinceaux :

Un en volume 3D, section ovale, ronde et carrée ou un pinceau plat de type ruban et un « crayon » à pointe fine pour les esquisses.

Avec un rendu très orienté « dessin » voire BD, Quill propose de nombreux outils pour retoucher les traits, les re-colorer, les épaissir, les effacer partiellement. Pour les gros volumes (maisons, immeubles) de votre storyboard, il faudra peindre avec une grande taille de pinceau car vous ne trouverez pas d’outils pour créer des cubes ou des sphères géantes ou même un équivalent de l’outil « Hull » de Tiltbrush. Dans les outils de dessin, nous avons trois « déformateurs » qui posent un problème de dégradation de la qualité des courbes du dessin, une fois celle-ci déformées. Et l’outil qui pourrait lisser ces défauts… n’existe pas !

Malgré une interface assez austère et peu esthétique, Quill est très complet dans ses fonctions et possède ce qui manque cruellement à Tiltbrush… Des CALQUES !! Vous pourrez créer des calques pour vos objets 3D importé dans Quill, des calques de peinture et il reste une surprise…

Dans Quill, et si vous êtes doué dans ce domaine, vous pourrez créer des animations qui peuvent être mises en boucle.

En terme d’exportation 3D, différentes options sont possibles avec une interface dans le soft, ce qui est pratique. Par contre l’export 360° est réservé à l’outil photo (1 image) et l’export vidéo reste en Flat limité à 1280x720 !

Quill est un peu extrême dans ses défauts. On peut comprendre l’austérité de l’interface, mais qu'il n'y ait pas d’export vidéo 360, pas de grands volumes 3D, un système d’animation un peu réducteur (création d’images-clé un peu étrange, timeline minimaliste) et pour finir, pas d’outil de lissage sur les courbes retouchées.

Conclusion Quill possède un avantage incontestable avec sa gestion de calques et ses options d’export 3D classiques. Mais pour un auteur qui désire storyboarder son futur film 360 et sortir des plans vidéo et faire une maquette, sera (pour l’instant) impossible. Vous devrez vous contenter de photos à 360°. L’autre option sera d’exporter vers un moteur temps réel 3D… Si vous maîtrisez ce genre de logiciel !

La semaine prochaine, je poursuivrai cet article avec deux autres logiciels assez différents des deux premier. Tvori est un logiciel apparemment limité en terme de dessin, mais offre une banque de modèles, des fonctions globalement simples et des capacités d’animation et d’export 360 complètes.

Pour finir nous étudierons l’OVNI de cette présentation, Blocks, sûrement l’outil le plus simple que je présente dans ces articles, qui nous permet de dessiner dans la VR en 3D « Low Poly », c’est-à-dire une 3D aux polygones limités et visibles mais, nous verrons cela la semaine prochaine…

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